Perte musculaire après 50 ans : comment la prévenir et garder sa force
Perdre de la force en continuant à marcher, jardiner ou porter ses courses peut surprendre après 50 ans. Selon les études, à partir de 40 ans, on peut perdre jusqu’à 8 % de sa masse musculaire chaque décennie. Entre 30 et 85 ans, cette perte peut atteindre 30 à 40 % si aucune action n’est prise. Cette dégradation musculaire, appelée sarcopénie, affecte l’équilibre, la régulation de la glycémie et l’autonomie.
Les diététiciens insistent sur l’importance d’une activité de résistance régulière et d’une alimentation riche en aliments qui préservent la masse musculaire. Certains aliments reviennent souvent dans leurs recommandations. Leur point commun : ils apportent beaucoup de protéines et des nutriments essentiels pour soutenir les muscles sur la durée.
Pourquoi les protéines deviennent essentielles avec l’âge
Avec l’âge, le muscle répond moins bien aux petites quantités de protéines. La plupart des spécialistes recommandent de viser au moins 1 gramme de protéines par kilo de poids corporel après 60 ans. En cas de fragilité ou de pratique sportive, ce besoin peut augmenter jusqu’à 1,2 ou 1,5 g/kg. L’objectif est d’avoir environ 25 à 30 g de protéines à chaque repas pour stimuler efficacement la synthèse musculaire.
Il est aussi conseillé de répartir ces apports tout au long de la journée, plutôt que de concentrer tout en soirée. Un petit-déjeuner riche en protéines, un déjeuner contenant de la viande, du poisson ou du tofu, un dîner avec œufs ou légumineuses, et une collation laitière permettent de nourrir les muscles en permanence.
Les 7 aliments recommandés par les diététiciens
Pour illustrer ces conseils, plusieurs diététiciens citent des aliments faciles à intégrer dans des repas simples et riches en protéines :
- Tofu : une protéine végétale complète. Une tasse (environ 240 g) de tofu fournit environ 20 g de protéines, ce qui facilite l’augmentation de l’apport quotidien.
- Fromage cottage : près de 24 g de protéines par tasse. Facile à manger et peu préparé, il est utile pour répondre aux besoins protéiques tout au long de la journée. Il apporte aussi du calcium, de la vitamine D et de la vitamine B12, essentiels pour la santé musculaire.
- Œufs : environ 6 à 7 g de protéines chacun, riches en leucine. Abordables et polyvalents, ils facilitent la satisfaction des besoins en protéines.
- Yaourt grec : 20 à 25 g de protéines par bol, avec beaucoup de calcium. Il peut être consommé en repas ou en collation, surtout lorsqu’il est associé à des aliments riches en fibres pour un effet rassasiant.
- Poulet : environ 26 g de protéines pour 85 g cuit. Très polyvalent, il est simple à préparer pour atteindre ses objectifs en protéines.
- Saumon : 22 g de protéines pour 85 g cuit, en plus d’être une source d’oméga-3. Ces acides gras aident à améliorer la synthèse musculaire et à ralentir la perte de muscle liée à l’âge en réduisant l’inflammation.
- Légumineuses (haricots, lentilles) : 6 à 9 g de protéines par demi-tasse cuite, riches en fibres, magnésium et potassium. Elles s’intègrent parfaitement dans une alimentation soutenant la masse musculaire, surtout si elles sont consommées régulièrement.
Ces aliments combinent protéines animales et végétales tout en apportant des nutriments essentiels tels que le calcium, la vitamine D, la vitamine B12, les oméga-3, les fibres et les minéraux, utiles au métabolisme des seniors.













